Volver

 



15 au 21 décembre 2006
Tous les jours à
14h00, 16h30, 19h00, 21h20

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Espagne. 2006. Comédie dramatique. De Pedro Almodovar. 121 min. Avec Penélope Cruz, Carmen Maura et Lola Duenas
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Une fois encore, le maître madrilène
« revient » («VOLVER» signifie revenir) vers son amour de toujours, « la » mère. Usant du ton de la comédie (à l’italienne), Almodovar nous entortille comme il veut pour mieux charger nos rires d’amour et de nostalgie. Trempant avec gourmandise son film dans différentes sauces, il goûte au néoréalisme, badine avec le surnaturel et les vieilles légendes de son terroir, flirte avec la peinture sociale, taquine le thriller mais, surtout, impose sa griffe, son style incomparable et son énergie créative à chaque plan, à chaque réplique, à chaque situation. Du grand Almodovar qui permet à une Pénélope Cruz transfigurée de trouver ici son meilleur rôle. Impossible de ne pas penser à Sophia Loren dans « Une journée particulière ». Quant à Carmen Maura, qui n’avait pas tourné avec Almodovar depuis dix-huit ans, elle joue la « revenante » dans tous les sens du terme, et c’est un festival. Drôle, émouvant, familial au féminin, « Volver » nous emporte jusqu’à la mère morte pour mieux nous faire « revenir »
à la vie. – PARIS MATCH

"Volver" est (...) un film de maîtrise et de maturité composé de l'ensemble de l'oeuvre cinématographique d'Almodovar, de sa culture littéraire et picturale qui balaie les champs de l'histoire jusqu'aux formes
les plus humbles. »
Marie-José Sirach – L’HUMANITÉ

"Volver" nous parle de transmission, d'amour plus fort que tout, de chansons tristes qui font pleurer, de plaisanteries populaires qui font rire. "Volver", notre fureur de vivre. »
Gérard Lefort – LIBÉRATION

« Drôle, émouvant, familial au féminin, "Volver" nous emporte jusqu' à la mère morte pour mieux nous faire "revenir" à la vie. »
Alain Spira – PARIS MATCH

FESTIVAL DE CANNES 2006

Prix du scénario
- Pedro ALMODOVAR

Prix d'interprétation féminine
- Penélope CRUZ, Carmen MAURA, Lola DUEÑAS, Blanca PORTILLO, Yohana COBO et Chus LAMPREAVE

Version originale espagnole
avec sous-titres anglais

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Ivre de femmes
et de peinture



15 au 21 décembre 2006
Tous les jours à
16h00 (STF)
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Corée du Sud. 2002. Drame.
De Im Kwan-Taek. 117 min. Avec Choi Min-Sik, Ahn Sung-Ki, Yu Ho-Jung.

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La vie du peintre « Ohwon » Jang Seung Up, né en 1843, disparu en 1897, d’après le peu d’éléments connus. Kim Byung-Moon, un érudit sauve par hasard un jeune mendiant, Jang Seung-Up, attaqué par un groupe de vagabonds. Ce dernier va alors lui montrer ses peintures et Kim tombe sous le charme de ses œuvres. Il en parle à la cour et héberge Jang Seung-Up, qui devient un peintre renommé sous le pseudonyme « Ohwon ». Cinq femmes traversent sa vie, qui est aussi bouleversée par les troubles sociaux et religieux qui agitent la Corée du Sud en cette deuxième moitié du XIXème siècle. Ohwon cherche toute sa vie un apaisement pour la flamme créatrice qui l’anime, jusqu’à lui faire perdre la raison.

Relatant la vie du célèbre peintre pour son style de vie libertin, son amour de l'alcool, et pour la représentation des paysages coréens dans ses peintures, ce film est avant tout une ode à l'Art en général et à la peinture en particulier. C’est également une fresque politique traçant le parcours chaotique d'un homme épris de libertés. Avec IVRE DE FEMMES ET DE PEINTURE, Im Kwon-taek obtient à 66 ans une véritable reconnaissance internationale. Son 98e film a ainsi remporté le Prix de la mise en scène au Festival de Cannes 2002, ex aequo avec Punch-drunk love (Ivre d’amour), et lui-même fut récompensé à Paris avec la Médaille d’or Fellini de l’Unesco.

« C'est un monde d'une illusion parfaite qui trouve sa place à l'écran, sans que la caméra d'Im Kwon-Taek ait, en apparence, cherché à recréer quoi que ce soit. Cette capacité d'illusion, marque des très grands films, où la notion de vraisemblance ne se pose plus, est, davantage qu'un hommage à la peinture, une exaltation des pouvoirs
du cinéma. »
Samuel Blumenfeld – LE MONDE

« On sort émerveillé par la force du propos, par le lyrisme de la forme, par l’habilité d’Im Kwon-Taek à transformer la vie en art, la trivialité en grâce. Enthousiasmé par ce déluge de couleurs, de cris, de larmes, de chair et d’alcool qui aboutit, selon la célèbre expression de Cocteau,
à une orgie de pureté. »
Pierre Murat – TÉLÉRAMA

Version originale coréenne
avec sous-titres français




 

Plaisirs glacés
/ Snow Cake

 



15 au 21 décembre 2006
Tous les jours à
13h30, 15h45, 18h30, 20h45
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Canada/G-B.2006.Drame.
De Marc Evans. 112 min.
Avec Alan Rickman, Sigourney Weaver et Carrie-Anne Moss

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Quand Alex (Alan Rickman), un quinquagénaire britannique plutôt introverti, décide à contrecœur de prendre la jeune et espiègle Vivienne (Emily Hampshire) en auto-stop, il ne se doute pas que sa vie est sur le point d’être bouleversée. Sur le trajet, ils sont heurtés par un camion, et Vivienne est tuée. Dévasté par l’accident, Alex rend visite à Linda (Sigourney Weaver), la mère de Vivienne, et découvre qu’elle est autiste. Tourmenté par un terrible sentiment de culpabilité, Alex accepte de s'installer chez Linda et de partager quatre jours de son univers étrange et fantasque. À son contact, il apprend beaucoup de choses et il parvient à surmonter son plus grand problème…

Snow Cake est une histoire d’amour et d’amitié entre un homme qui tente d’échapper à son passé, une mère autistique qui doit vivre avec la mort de sa fille, et une femme passionnée qui fuit l’engagement amoureux.

Remarqué plus récemment pour ses thrillers psychologiques My Little Eye (2002) et Trauma (2004), le réalisateur Marc Evans nous amène ici dans un univers plus dramatique, plus intimiste, avec SNOW CAKE, qui nous rappelle qu’une rencontre peut changer une vie.


« Le réalisateur de Trauma nous livre ici un des meilleurs films d’ouverture que Berlin ait connu depuis longtemps. Snow Cake est sensible, réel, drôle et dur à la fois et d’une poésie de tous les instants. Les acteurs sont fantastiques : Alan Rickman, toujours aussi charismatique et attachant et Sigourney Weaver, bonne pour un Oscar… la musique est vraiment géniale et bien choisie, et la direction photo nous montre un Canada lumineux et serein. Bref, un film, ou plutôt un perle qu’il ne faut absolument pas raté ! »
- UNIVERSCINEMA.COM

« Il est des sujets si sombres et si durs que l’on imagine mal pouvoir faire un film qui soit distrayant, voire même drôle par moments. Marc Evans démontre que c’est possible...il parvient à réaliser un difficile numéro d’équilibriste entre les moments dramatiques et tragiques et les moments drôles et libérateurs!
ARTE

Version originale anglaise
avec sous-titres français

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Babel




15 au 21 décembre 2006
Tous les jours à
13h15, 18h15 (VF), 21h00 (VA)
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États-Unis. 2006. Drame.
De Alejandro González Iñárritu. 144 min. Avec Brad Pitt, Cate Blanchett, Gael Garcia Bernal et Kôji Yakusho

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Pour son troisième film, après les remarqués Amour chiennes et 21 grammes, Alejandro González Iñárritu passe à la vitesse supérieure et voit très grand, à l’échelle de la planète. À cheval sur trois continents, BABEL a fait l’unanimité pour sa maîtrise de l’image et son sens de la narration qui lui ont valu le prix de la mise en scène au Festival de Cannes 2006. Entrelaçant quatre histoires, le cinéaste d’origine mexicaine, passé aux États-Unis, fait le constat de l’échec de la mondialisation non pas sur le plan économique mais sur celui de l’humain.

Comme son titre l’indique, le film s’inspire du mythe biblique de la tour de Babel selon lequel Dieu a puni les hommes de leur orgueil en créant les différentes langues, si bien qu’ils ne se comprennent plus entre eux. Le film décrit l’enfermement des personnages dans des bulles de verre infranchissables. Un paradoxe à l’époque où la communication est supposée régner sur le village global. Et où les voyages sont censés rapprocher les hommes. Illusion, suggère Iñárritu, la seule chose qui soit universelle, c’est la souffrance.

Babel suit donc les réactions en chaîne déclenchées par un drame initial dû au pur hasard en entraînant de terribles conséquences. En l’occurrence, un coup de feu malheureux parti en plein désert marocain et atteignant une touriste américaine en villégiature dans les parages. À partir de quoi le film, non dépourvu de suspense, remonte le film rouge qui relie quatre groupes de personnages dispersés à travers le monde.


(Référence : LA TRIBUNE
- 15 novembre 2006)

« En dépit de la durée (...) le rythme ne retombe jamais, les scènes d'action alternant habilement avec des séquences plus contemplatives. Le
film touche au sublime lorsque la caméra s'attarde sur des détails, des visages et des paysages. »
- LE PARISIEN

« (...) Bien plus que les précédents films d'Iñárritu,
celui-ci gagne à être revu.
Et s'impose comme l'un des meilleurs films de l'année. »
- PREMIÈRE


Version originale multilingue
avec sous-titres français

ou

Version originale multilingue
avec sous-titres anglais

(selon l'heure de projection)

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