Prochainement au Cinéma du Parc
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MARTIN SCORSESE PRÉSENTE
8 CHEFS-D’ŒUVRE DU CINÉMA POLONAIS

Du 16 janvier au 9 février

FELIX ET MEIRA
Dès le 30 janvier

LES COURTS MÉTRAGES AUX OSCARS 2015
Dès le 30 janvier

CINÉCLUB PSY présente
MOMMY

Le 6 février

THE TALE OF THE PRINCESS KAGUYA
Dès le 13 février

TIMBUKTU
Dès le 13 février

AVANT-PREMIÈRE SPÉCIALE EN COLLABORATION AVEC CINÉMAGIQUE
GETT, THE TRIAL OF VIVIANE AMSALEM

Le 16 février

GETT, THE TRIAL OF VIVIANE AMSALEM
Dès le 27 février

L’ÉVEIL: LA VIE DE YOGANANDA
Dès le 27 février

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

MARTIN SCORSESE PRÉSENTE
8 CHEFS-D’ŒUVRE DU CINÉMA POLONAIS


DU 16 JANVIER AU 9 FÉVRIER

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Suite au succès et à l’engouement monstres qu’a généré l’événement le printemps dernier à la Cinémathèque Québécoise, le Cinéma du Parc est fier d’offrir un second souffle à huit film issus de cette rétrospective unique visant à regrouper les plus grands trésors du cinéma polonais.

Parrainé par nul autre que Martin Scorsese et sa World Cinema Fondation, le cycle de huit films, couvrant les années 1957 à 1987, regroupe autant de classiques inoubliables que de raretés jamais projetées sur nos écrans. Ce sont toutes des restaurations numériques (DCP) récentes, avec des chefs-d’œuvre signés Andrzej Wajda, Jerzy Kawalerowicz, Wojciech Jerzy Has et Krzysztof Kieślowski. Autant d’auteurs magistraux qui ont fait de la Pologne, l’un de ces pays qui ont su réaliser la grande promesse du cinéma comme un art à part entière.

Toutes les séances portant la mention STF sont en langue originale, sous-titrés en français.
Toutes les autres séances sont en version originale, sous-titrés en anglais.

 

 

 

PROGRAMMATION
 

MAN OF IRON

Vendredi 16 janvier 20h15, Samedi 17 janvier 15h30

>>Acheter vos billets en ligne<<

1981. 153 min. Réal.: Andrzej Wajda.
Avec: Krystyna Janda, Wieslawa Kosmalska, Marian Opania, Jerzy Radziwilowicz.

Version originale polonaise sous-titrée en anglais

Une journaliste est envoyée à Dantzig faire un reportage sur les grèves. Elle s'intéresse à un jeune homme qui se rallie à Solidarnosc de Lech Walesa.

« Depuis Kanal ou Ashes and Diamonds, Wajda s’est affirmé comme le cinéaste de la mémoire nationale polonaise. L’Homme de fer, c’est l’enracinement le plus profond de ce peuple. Maîtrisant totalement une œuvre où la fiction se mêle étroitement aux événements les plus récents, s’imprégnant de leur substance, Wajda donne à ses compatriotes le gage que plus jamais ne pourra être comme avant. Quel que soit l’avenir de la Pologne, ce film aura sa part dans son évolution politique et l’on peut même espérer que la force aussi bien artistique que morale de ce message sera telle qu’il ne pourra jamais être renié. »
-J.-P. HAUTTECOEUR, 1981

PALME D'OR ET PRIX JURY ŒCUMÉNIQUE - FESTIVAL DE CANNES DE 1981
NOMMÉ AUX OSCARS DANS LA CATÉGORIE DU MEILLEUR FILM ÉTRANGER

NIGHT TRAIN

Dimanche 18 janvier 15h30 (STF), Lundi 19 janvier 18h30

>>Acheter vos billets en ligne<<

1959. 98 min. Réal.: Jerzy Kawalerowicz.
Avec: Zbigniew Cybulski, Lucyna Winnicka, Leon Niemczyk.

Version originale polonaise sous-titrée en anglais

Une place libre dans un wagon-lit à destination de Varsovie, achetée à la sauvette, rapproche d’une manière imprévue une jeune femme et un homme. La nouvelle d’un meurtre et de la présence de l’assassin dans le train vont venir troubler leur voyage…

« Kawalerowicz affectionne le mystère comme la taupe les entrailles de la terre. Son train n’est qu’un long tunnel dont l’issue – cette plage blanche de la Baltique – ne dissipe guère la nuit. Train fantôme, train de fantômes, rempli de menaces latentes qui entretiennent un sempiternel suspense. Voyage au bout d’une nuit inquiète, dont même les diversions n’exorcisent pas les spectres. Les personnages sont là, devant nous, sans nous, jamais pour nous, bouclés à double tour dans des plans glacés, barricadés derrière leur mystère, lançant seulement dans le vide des appels qui demeurent sans réponse. »
-ANDRÉ S. LABARTHE, 1961

« Night Train est avant toute chose une vision sociologique de la Pologne d’après-guerre avec ses différences sociales et surtout ses nombreuses bassesses et compromissions. Instaurant tout le long du métrage une tension extrême (aucunement lié à un élément narratif, mais bien plutôt à une pulsion sexuelle jamais totalement exprimée), Kawalerowicz signe avant tout une oeuvre sur les possibles. Chaque passager de ce train (symbole de la vie, sans doute) s’interroge sur sa place dans la société, se frotte aux autres sans parvenir à établir une réelle communication autre que de principe. »
-À VOIR, À LIRE.COM

RÉCOMPENSÉ AU FESTIVAL DE VENISE DE 1959 POUR SES PROUESSES TECHNIQUES

THE SARAGOSSA MANUSCRIPT

Vendredi 23 janvier 20h15 (STF), Samedi 24 janvier 15h30

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1965. 182 min. Réal.: Wojciech Jerzy Has.
Avec: Iga Cembrzynska, Elzbieta Czyzewska, Gustaw Holoubek.

Version originale polonaise sous-titrée en anglais

Le jeune capitaine Alfonse Van Worden traverse les montagnes de la Sierra Morena pour se rendre à Madrid. Il fait connaissance dans une auberge de princesses maures qui lui prédisent de grands exploits. Mais il devra prouver son courage. D'après le roman éponyme de Jan Potocki.

« Wojciech Has a non seulement extrait du roman à tiroirs le plus complexe du Siècle des Lumières une adaptation tout à fait fidèle en esprit, il l’a aussi transformé en un véritable chef-d’oeuvre du cinéma. Détonnant dans une vague de films engagés, consacrés à résister au régime communiste ceinturant la Pologne, The Saragossa Manuscript est un labyrinthe surréaliste dont on ne sort pas indemne. Épuisé par la narration en poupées russes, épaté par la maîtrise avec laquelle Has défait et refait ses dispositifs narratifs, le spectateur n’a plus qu’à méditer sur les multiples morales qu’on lui a servies, comme si l’on avait réussi à condenser Les mille et une nuits en 180 minutes de métrage. L’exploit fait rapidement place à un unique sentiment de vertige, puis à une réflexion originale sur les possibilités du médium cinématographique et du montage pour qui sait – et ils sont rares – l’utiliser pleinement. »
-MATHIEU LI-GOYETTE, PANORAMA-CINEMA

ASHES & DIAMONDS

Dimanche 25 janvier 15h30 (STF), Lundi 26 janvier 18h30

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1958. 103 min. Réal.: Andrzej Wajda.
Avec: Zbigniew Cybulski, Bogumil Kobiela, Ewa Krzyzewska.

Version originale polonaise sous-titrée en anglais

En 1945, la Pologne est déchirée par les luttes impitoyables qui opposent partisans des allemands et des soviétiques. Un jeune homme chargé de tuer un dirigeant communiste, prend peu à peu conscience des horreurs de la guerre.

« Andrzej Wajda reprend un thème douloureux : le déchirement de la Pologne au lendemain de la Seconde Guerre mondiale. Cette œuvre brillante, pleine d'émotion, parfois même de tendresse, aux images d'une beauté insolite, est essentiellement dramatique et tragique.[...] Le titre même du film est extrait d'un poème évoquant les diamants de l'amour qui scintillent parmi les cendres froides de la guerre. »
-RÉPERTOIRE GÉNÉRAL DES FILMS

« Miroir fascinant d'une époque particulièrement trouble, hommage douloureux et crispé à une jeunesse sacrifiée, traumatisée par la guerre et déçue dans son idéalisme, le troisième long-métrage d'Andrzej Wajda éclaire singulièrement, avec le recul du temps, les ambiguïtés et les contradictions d'un cinéaste qui occupe une place unique dans l'histoire du cinéma polonais. »
-GILLES VANNIER, DVD CRITIK

PRIX FIPRESCI – VENISE 1960

THE HOUR-GLASS SANATORIUM

Vendredi 30 janvier 21h00 (STF), Samedi 31 janvier 15h00

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1973. 124 min. Réal.: Wojciech Jerzy Has.
Avec : Tadeusz Kondrat, Jan Nowicki, Irena Orska.

Version originale polonaise sous-titrée en anglais

Jozef vient voir son père en traitement dans un sanatorium, où le docteur Gotard entretient une très mystérieuse atmosphère. Une porte allégorique garde l'entrée du sanatorium; dès qu'on la franchit, on pénètre dans le monde de la fantaisie, issu du subconscient.

« Un chef-d’œuvre absolu. Un trip visuel d’une flamboyance et d’une exubérance incroyables qui redéfinit le sens du mot grandiose au cinéma. »
-À VOIR, À LIRE.COM

« Lors de sa présentation en toute fin de Festival de Cannes en 1973, The Hour-glass Sanatorium fut mal accueilli par un parterre de journalistes indifférents qui le jugèrent interminable et laborieux. Si néanmoins il obtint le Prix Spécial du Jury, il convient de s’imaginer la réaction du public devant cet objet aberrant, hypnotique, hybride, irrationnel, véritable expérience labyrinthique qui pousse dans ses ultimes retranchements les jeux narratifs et temporels qu’avait déjà sublimés Wojciech Has dans son adaptation géniale, cinq ans plus tôt, du Manuscrit trouvé à Saragosse. »
-FRÉDÉRIC MERCIER, 2012

PRIX SPÉCIAL DU JURY - FESTIVAL DE CANNES DE 1973

THE WEDDING

Dimanche 1 février 15h15, Lundi 2 février 19h00

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1973. 107 min. Réal.: Andrzej Wajda.
Avec: Ewa Zietek, Marek Walczewski, Izabella Olszewska, Daniel Olbrychski.

Version originale polonaise sous-titrée en anglais

Dans une maison de Cracovie, toutes les couches de la société sont réunies pour le mariage d'un poète à la mode et d'une paysanne.

« Wajda retrace dans The Wedding l'histoire d'un siècle de société polonaise, et rappelle des précédents historiques et sociaux familiers à ceux qui ont en mémoire l'évolution de cette nation qu'on a souvent considérée comme une demi-sœur slave de la France ». - HENRY CHAPIER

« Le film est éblouissant dans sa forme. C’est du travail de maître. En somme, Wajda est tout prêt à tourner encore des films importants, quand on pourra s’exprimer librement dans son pays ».
-MICHEL DURAN, LES CANARDS ENCHAINES

« Une sarabande de visions prophétiques. D’interrogations éperdues sur le rôle de l’Artiste. Un tourbillon maîtrisé de formes et de couleurs. Du Ken Russell réussi ? Sans doute. En tous cas, du grand Wajda ».
-GILLES JACOB, L’EXPRESS

« Noces sonne le glas des illusions perdues aujourd’hui, comme hier sans doute. Un film indispensable pour comprendre l’âme polonaise, le tourment historique de la Pologne toujours à la recherche de son identité nationale et idéologique ».
-JACQUES SICLIER, LE MONDE

MOTHER JOAN OF THE ANGELS

Vendredi 6 février 21h00 (STF), Samedi 7 février 15h00

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1961. 110 min. Réal.: Jerzy Kawalerowicz.
Avec: Lucyna Winnicka, Mieczyslaw Voit, Anna Ciepielewska.

Version originale polonaise sous-titrée en anglais

XVIIIe siècle. Dans un petit couvent féminin toutes les soeurs ainsi que la Mère Supérieure ont été, selon la rumeur publique, possédées par les démons. Quatre prêtres exorcisent déjà les nonnes, les démons qui prétendent être entrés dans le corps de Mère Jeanne des Anges refusent obstinément de la quitter.

« Distillant son venin progressivement, Mother Joan of the Angels (1961) est encore aujourd’hui un film au parfum de scandale. Son traitement épuré, proche de celui d’un Robert Bresson, rend sa vision encore plus forte. Là où une œuvre comme Les diables (1971) de Ken Russell traitait le même thème dans un furieux élan de folie baroque, Kawalerowicz a opté pour la simplicité apparente, l’efficacité et la douceur du poison. Voilà un Prix spécial du jury cannois bien mérité. »
-À VOIR, À LIRE.COM

« Tout est contraste et fracas, mais avec une retenue, avec pudeur et un mutisme qui laisse place à une bande-son envoûtante. Cloches, chant des nonnes, écho des voix dans la chapelle déconstruisent la rigidité de l’espace et ramènent dans les plans, le plus souvent rapprochés, un hors-champ moins spirituel qu’instinctuel. L’enjeu dramatique du film émane de cet impeccable gothique minimaliste qui réinjecte un peu de nature humaine dans la rigidité d’une Pologne communiste éminemment pieuse. Ode à la lutte, Mère Jeanne des anges reste encore aujourd’hui un ensorcelant pamphlet. »
-CRITIKAT

PRIX SPÉCIAL DU JURY - FESTIVAL DE CANNES 1961

A SHORT FILM ABOUT KILLING

Dimanche 8 février 15h15, Lundi 9 février 19h00

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1987. 85 min. Réal.: Krzysztof Kieślowski.
Avec: Miroslaw Baka, Jan Tesarz, Krzysztof Globisz.

Version originale polonaise sous-titrée en anglais

Un jeune homme dans une ville hèle un taxi et indique au chauffeur une adresse dans les faubourgs. Là, au bord d'une rivière, il l'assassine. Arrêté et jugé, il est condamné à mort. Il raconte au jeune avocat qui le défend que quelques années plus tôt, sa jeune soeur fut écrasée par un tracteur dont le chauffeur était ivre... Violent réquisitoire contre la violence et la peine de mort, ce film fut salué à Cannes par une presse unanime.

« A Short Film About Killing est un film très fort, un appel aux émotions humaines, aux sentiments. Son apparence de désolation et de dépression profonde cache en réalité la sensibilité d'un réalisateur élevé à l'élaboration de documentaires sur une société en pleine stagnation, résignée. Son film ne s'attarde pas sur les considérations politiques, il reste toujours empreint de cette touche documentaire qui pousse le spectateur à interpréter lui-même ce qu'il voit avec le prisme que représente malgré tout la caméra du cinéaste, et qui il est vrai n'est franchement pas très joli à voir. Contrairement au film, qui lui est à voir absolument. »
-LOÏC BLAVIER, DVD CLASSIK

PRIX DU JURY ET PRIX DE LA CRITIQUE INTERNATIONALE – CANNES 1988